[BG2] Mille et une histoires -11-
Aredhel aurait voulu que cet instant dure éternellement, elle sentait en elle bouillonner la haine qui l'avait maintenue en vie. Elle rit. Enfin ! Elle tenait à sa merci la créature à laquelle elle avait donné vie, elle allait enfin pouvoir réparer son erreur. Finalement cette histoire d'artefact n'était peut être qu'un prétexte, car elle savait bien que même sans cela, à cet instant précis, elle ferait exactement la même chose.
Elle fit jouer de sa dague sur la joue de Bruine qui ne tentait plus de se dégager. Sa bâtarde de fille n'avait plus aucun des pouvoirs si puissants qu'elle avait utilisés pendant la guerre. Ca n'en était que plus excitant. Mais là, sous ce porche, Aredhel savait qu'elle n'aurait pas le temps…
L'elfe des bois cracha au visage de sa fille qui ouvrit les yeux. Bruine trembla de plus belle, ses traits étaient extrêmement pâles. Aredhel peina à la maintenir au sol sous elle tant les tremblements se firent violents. Les yeux de sa fille s'étaient voilés, elle se débattait contre d'autres ennemis qu'elle, et il lui sembla alors qu'on lui avait volé sa victoire.
- Tant pis, je jouerai un autre jour. Fit Aredhel, un peu déçue.
Elle découpa les vêtements de Bruine d'un rapide coup de dague. Attaché au cou de sa proie, le bijou tant convoité pendait à une chaînette sans valeur : la Larme de Tunarë. Bruine avait reçu cet objet d'une façon mystérieuse, la rumeur prétendait que La Mère elle-même était sortie de sa retraite pour le lui apporter.
Aredhel ne se saisit pas tout de suite de l'objet, redoutant une protection quelconque. Elle incanta et des racines sortirent du sol, attrapant Bruine par les poignets et les chevilles. La magicienne se redressa, cédant au désir de faire durer cet instant encore. Son ennemie était à sa merci, et cette pensée la réjouissait tant que pendant quelques secondes elle rêva de garder sa proie ainsi sous sa coupe pour l'éternité.
Finalement elle se décida, sorti de sa botte un couteau sacrificiel. Aredhel s'agenouilla devant le corps convulsé de la rôdeuse, et psalmodia silencieusement une prière à son maître et dieu. Puis elle défit les vêtements de Bruine, et grava sur sa poitrine les mots rituels thexians du bout de sa lame. Le sang perla rapidement. Bruine soufflait et tremblait, son visage était tordu de douleur, mais elle ne cherchait pas à se libérer. Aredhel se pencha pour dessiner sur le front de Bruine le dernier symbole. Elle croisa son regard : bruine avait renoncé.
La magicienne fit une moue de dépit, mais n'arrêta pas son geste. Elle planta sa lame bien droite, visant le cœur. Au passage elle fit céder la chaîne dorée et la larme de verre roula sur le sol.
Aredhel fut rejetée contre le mur à quelques mètres de là, par une force soudaine et brutale. Elle tomba lourdement au sol, et entendit son bras craquer sous elle. Elle reteint un cri de douleur et jeta un coup d'œil rapide au corps de sa fille. Il n'y avait rien, ni personne. Elle tenta de se redresser et devant son nez, entre deux cailloux, elle vit la larme de verre brisée.
- Je suis la Larme, et je décide de qui vit et qui meurt. Aujourd'hui la Tempête reste en vie, et la messagère retourne auprès de son maître.
Aredhel vit une lueur se faire autour d'elle, elle eut à peine de le temps de lever la tête pour voir une petite forme dans l'ombre suspendue à plusieurs mètres du sol. Elle entendit un petit rire étrange, et fut téléportée.
Dans la nuit, invisible aux yeux des vivants et des morts, un corps inanimé lévitait en direction du Bois des Saules, suivit de près par une petite créature sombre.
Elle fit jouer de sa dague sur la joue de Bruine qui ne tentait plus de se dégager. Sa bâtarde de fille n'avait plus aucun des pouvoirs si puissants qu'elle avait utilisés pendant la guerre. Ca n'en était que plus excitant. Mais là, sous ce porche, Aredhel savait qu'elle n'aurait pas le temps…
L'elfe des bois cracha au visage de sa fille qui ouvrit les yeux. Bruine trembla de plus belle, ses traits étaient extrêmement pâles. Aredhel peina à la maintenir au sol sous elle tant les tremblements se firent violents. Les yeux de sa fille s'étaient voilés, elle se débattait contre d'autres ennemis qu'elle, et il lui sembla alors qu'on lui avait volé sa victoire.
- Tant pis, je jouerai un autre jour. Fit Aredhel, un peu déçue.
Elle découpa les vêtements de Bruine d'un rapide coup de dague. Attaché au cou de sa proie, le bijou tant convoité pendait à une chaînette sans valeur : la Larme de Tunarë. Bruine avait reçu cet objet d'une façon mystérieuse, la rumeur prétendait que La Mère elle-même était sortie de sa retraite pour le lui apporter.
Aredhel ne se saisit pas tout de suite de l'objet, redoutant une protection quelconque. Elle incanta et des racines sortirent du sol, attrapant Bruine par les poignets et les chevilles. La magicienne se redressa, cédant au désir de faire durer cet instant encore. Son ennemie était à sa merci, et cette pensée la réjouissait tant que pendant quelques secondes elle rêva de garder sa proie ainsi sous sa coupe pour l'éternité.
Finalement elle se décida, sorti de sa botte un couteau sacrificiel. Aredhel s'agenouilla devant le corps convulsé de la rôdeuse, et psalmodia silencieusement une prière à son maître et dieu. Puis elle défit les vêtements de Bruine, et grava sur sa poitrine les mots rituels thexians du bout de sa lame. Le sang perla rapidement. Bruine soufflait et tremblait, son visage était tordu de douleur, mais elle ne cherchait pas à se libérer. Aredhel se pencha pour dessiner sur le front de Bruine le dernier symbole. Elle croisa son regard : bruine avait renoncé.
La magicienne fit une moue de dépit, mais n'arrêta pas son geste. Elle planta sa lame bien droite, visant le cœur. Au passage elle fit céder la chaîne dorée et la larme de verre roula sur le sol.
Aredhel fut rejetée contre le mur à quelques mètres de là, par une force soudaine et brutale. Elle tomba lourdement au sol, et entendit son bras craquer sous elle. Elle reteint un cri de douleur et jeta un coup d'œil rapide au corps de sa fille. Il n'y avait rien, ni personne. Elle tenta de se redresser et devant son nez, entre deux cailloux, elle vit la larme de verre brisée.
- Je suis la Larme, et je décide de qui vit et qui meurt. Aujourd'hui la Tempête reste en vie, et la messagère retourne auprès de son maître.
Aredhel vit une lueur se faire autour d'elle, elle eut à peine de le temps de lever la tête pour voir une petite forme dans l'ombre suspendue à plusieurs mètres du sol. Elle entendit un petit rire étrange, et fut téléportée.
Dans la nuit, invisible aux yeux des vivants et des morts, un corps inanimé lévitait en direction du Bois des Saules, suivit de près par une petite créature sombre.






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