Quelque part au fond d'un égoût, dans un recoin fétide et sombre, gît un sac oublié contenant des herbes à infuser, des lames affutées, quelques bougies, et un morceau de parchemin humide noirci d'une écriture irrégulière et minuscule.Peurs et tourments, sans pitié ni relâche
Telle le serpent dans vos demeures, j'entre et je répends la douleur.
Vous mourrez tous. Tous, vous mourrez.
En attendant cette délivrance, vous tremblerez sous ma main
Chaires lacérées, vicères répandues, Vous prierez pour la fin.
Chaque larme vaudra un mort, lentement et sûrement.
Car de Saryrn me voici l'instrument.
Vous mourrez tous
Tous, vous mourrez.
En attendant vous crierez, peurs, douleurs et tourments
Car sans relâche vous serez chassés, découpés,
Vos dépouilles dispersées et exhibées,
Car de Saryrn me voici l'instrument.
Vous mourrez tous
Tous, vous mourrez.
Fontaines empoisonnées du sang de vos morts,
Terreur, nuit et jour sera votre sort.
Vengeance sans fin, aveugle et brutale.
Vous pleurerez la perte des vôtres, innocents ou coupables.
Morts assassinés lentement,
Car de Saryrn me voici l'instrument.
Vous mourrez tous
Tous, vous mourrez.
Belle déesse je t'appartiens, j'avance parmi les tiens
J'entends ton appel.
Tu tiens ma main, tu guides mon bras.
Je suis ta blessure. Je pleure des larmes de sang.
Ils mourront tous dans la douleur
Le tourment est ma raison.
Tous ils mourront.