L'hommage de Tilin
Seras-tu seul éternellement ?
Où est Halas ? Attends !
Les bourrasques, qui emportent
T'auraient-elles fait tituber ?
Comme la pluie tombe des murs,
Toutes les idées sont malades.
Et à présent,
Où est la route entre les arbres,
Qui mène à toi, et à tes ancêtres,
En leur illustre compagnie ?
Comme une contine sur la mer,
Comme un vent qui chante et se joue de nous,
Pauvres âmes humaines.
De la vie pensée, et de la vie vécue,
Laquelle vaut la peine d'être vécue ?
Ce doux vin passager,
Au moins, en plus de détruire,
Donnera-t-il la lucidité
Qu'à ton dernier instant tu as vécu,
Pauvre âme humaine ?
Tu es peut-être l'égal des dieux, désormais,
Mais ne te fie pas à leur inconstance,
Car les dieux n'ont jamais vécu ce que l'Alliance des Seigneurs
Façonne, passions après passions : l'amitié.
Qu'il est dur d'ôter le masque de la tristesse !
La flûte meurt,
Et notre unique richesse, qui est de voir, n'est plus.
Pourrai-je au moins t'entendre, parmi les vents ?
Des formes d'erreur, celle de ne pouvoir entendre
Le cri d'un ami qui n'aura pas été entendu,
Est la plus vive.
Je souhaite que ce bateau emporte la vie que tu espérais depuis ton enfance, guerrier du Nord, la Vraie.
Où est Halas ? Attends !
Les bourrasques, qui emportent
T'auraient-elles fait tituber ?
Comme la pluie tombe des murs,
Toutes les idées sont malades.
Et à présent,
Où est la route entre les arbres,
Qui mène à toi, et à tes ancêtres,
En leur illustre compagnie ?
Comme une contine sur la mer,
Comme un vent qui chante et se joue de nous,
Pauvres âmes humaines.
De la vie pensée, et de la vie vécue,
Laquelle vaut la peine d'être vécue ?
Ce doux vin passager,
Au moins, en plus de détruire,
Donnera-t-il la lucidité
Qu'à ton dernier instant tu as vécu,
Pauvre âme humaine ?
Tu es peut-être l'égal des dieux, désormais,
Mais ne te fie pas à leur inconstance,
Car les dieux n'ont jamais vécu ce que l'Alliance des Seigneurs
Façonne, passions après passions : l'amitié.
Qu'il est dur d'ôter le masque de la tristesse !
La flûte meurt,
Et notre unique richesse, qui est de voir, n'est plus.
Pourrai-je au moins t'entendre, parmi les vents ?
Des formes d'erreur, celle de ne pouvoir entendre
Le cri d'un ami qui n'aura pas été entendu,
Est la plus vive.
Je souhaite que ce bateau emporte la vie que tu espérais depuis ton enfance, guerrier du Nord, la Vraie.
Tilin Ferdibrand
Chante-Sorts de la Source





